Blog

Barcelone Octobre 2017

Après moult péripéties qui ne sont pas le sujet ici, je décide de partir à Barcelone, alone, ha ha, pour mon anniversaire.

La dernière fois que j’y étais, j’ai dormi dans la rue. J’avais l’argent pour le train jusqu’en France mais l’hôtel pas cher qu’on m’avait indiqué à la gare avait, entre-temps, été démoli. La gare fermant la nuit, je marchais seule, dans les rues d’Barcelone, lalala. Heureusement, ma bonne étoile brillait, je passais devant deux Allemands qui dormaient dans des cartons, dans une entrée de boutique. Je leur ai demandé si je pouvais m’installer avec eux et ils ont partagé les cartons. Par contre, nous étions à côté d’un arrêt de bus et je crois bien qu’ils tournent toute la nuit…

Mais, cette fois, j’avais réservé dans une espèce d’auberge de jeunesse/appart’hotel qui avait l’air bien placé. J’avoue, je n’ai pas lu les commentaires…

Donc, me voici à la gare d’Arras et… le train a 20 minutes de retard. Ça commence bien… Mais j’ai prévu large. J’arrive à Lille et je monte dans la navette pour l’aéroport. Une toutes les heures, c’est un peu juste !

J’avais le souvenir d’un aéroport tranquille mais Lesquin a bien changé. Je garde mon bagage avec moi car je dois arriver avant 20h00 à l’ « hôtel », sinon je suis bonne pour une arrivée tardive avec supplément financier… L’avion doit atterrir à 19h05 et je dois prendre la navette jusqu’à la Place d’Espagne et marcher environ un quart d’heure.

Gardant mon bagage avec moi, me voici balançant à la poubelle mon lait corporel Roger & Gallet à la Rose car trop grand. Moindre mal, il était presque vide et je devais l’abandonner à Barcelone. Par contre, mon vieux Nikon D80 leur semble suspect. On fouille mon sac, on me demande de tendre les mains et… on me passe un tampon révélateur d’explosifs (je suppose) ainsi que sur mon sac. Je comprends mais je suis un peu choquée quand même, je n’avais pas idée !

Me voici dans l’avion. Ouf, jusqu’à présent, tout va bien. L’avion arrive à Barcelone avec 10 minutes d’avance et tout est donc pour le mieux. J’avais lu ir et volver à l’arrêt de l’Aérobus et c’est ce que j’ai baragouiné au chauffeur qui m’a fait un large sourire en me disant « bien » (bien en Espagnol, pas en Français, hein ?).

Il fait doux. Je monte dans la navette et, en route !

Nous arrivons Plaça de Espana où je descends. Je n’ai pas internet mais j’ai pris en photo, de mon ordinateur, tous les plans du quartier.

J’arrive dans une petite impasse tranquille, je trouve l’entrée. Fermée. Je sonne. Pas de réponse. Je re-sonne. Toujours rien. Une famille, heureusement, arrive, qui a loué un appartement. Ils me disent qu’il aurait fallu que je téléphone à mon arrivée à l’aéroport, et qu’ils envoient un mail en ce sens. De mail, je n’ai point vu. Ce monsieur, aimable, me dit qu’il va se charger d’appeler. Il laisse la porte ouverte afin que je rentre mes bagages et me voici à attendre. J’ai attendu 45 minutes. Finalement, un homme est arrivé, en scooter, m’a fait monter à l’étage et pénétrer dans l’appartement, qui avait peu à voir avec les photos sur le site de booking.com ! Il me fait la note et m’ajoute 63 € de ménage pour 3 nuits et un surcoût… arrivée tardive. Je fulmine. Je me souviens, soudain, que j’ai déjà rencontré ce genre d’attitude à Barcelone. Bref, je sais que ce n’est pas la peine d’argumenter. Adieu Sagrada Familia, j’en ferai juste le tour, et bye bye partie payantes du Park Güell… Ma chambre fait 2,5m par 3. La literie est bonne et j’ai accès au balcon ! C’est si souvent, quand on voyage seul€ de se retrouver dans un cagibi, avec vue sur la cheminée d’aération entre les immeubles que je suis cependant soulagée. Ha oui, l’ »hôtel s’appelle Centric Rooms Palace ( !) Comme je ne suis pas très heureuse, déjà, que je n’ai pas envie d’arpenter la ville et que j’ai repéré un petit supermarché, je sors faire mes courses. Na ! Un truc sur le pouce pour le soir et de quoi me préparer mon petit café du matin.

Puis je vais prendre une douche. Tiens, un cafard mort ! Bon, ça va, il est mort… J’en ai vu des bien plus gros en Inde ! Au bout de 3 jours et de ménage inexistant, ils étaient quand plusieurs à prendre leurs aises, jusqu’au placard de la chambre. Entre ça et la bestiole qui m’a piquée dans l’avion, que la piqûre avait fait enfler la peau tout autour, j’ai mis des jours avant d’arrêter de me gratter, brrr.

Mais… mais je me dis que je suis à Barcelone, que ça fait un moment que j’ai envie de ça, un sacré moment même, que pendant 3 jours, je vais avoir un autre décor sous les yeux, une autre langue dans les oreilles et du soleil sur la peau. Que tout est bien malgré tout et sur ce, je m’endors, le sourire aux lèvres.

Le lendemain matin, ptit café tranquilou sur le balcon, l’appartement pour moi toute seule (et les cafards), les jeunes qui occupaient le 2 autres chambres sont déjà partis. Je prends ma douche, je m’habille et hop, direction Poble Sec, la station de métro la plus proche. Ils proposent des pass 48h pour 14,50 €, c’est très bien, juste ce qu’il me faut ! C’est la L3 qui va à Lesseps pour le Park Güell et je vois la station Plaça de Catalunia et celle de Passeig de Gracia. Et il faut que je m’arrête là. Je sors par les Ramblas, j’y déambule un peu et je m’arrête pour prendre un petit déjeuner. Oh, j’avais oublié à quel point leurs croissants sont bons ! Si légers ! Puis je remonte vers la place, je verrai les Ramblas plus tard. J’en fais le tour, puis je prends le Passeig de Gracia. Et une soudaine reconnaissance de cet endroit où j’ai vécu les derniers moments de ma relation avec Jean-Paul. Je pénètre dans la rue, vais jusqu’à l’hôtel où nous logions. A part le fait de reconnaître l’endroit, rien, pas de sentiments, pas de frisson. Je repars vers le Passeig de Gracia et je fais ce que je n’avais jamais pu faire, je prends mon temps, je regarde l’architecture, les façades que je n’avais pas vues avant (et non…)

Et puis, je prends le métro jusqu’à Sagrada Familia. Il est midi. C’est fermé, de toutes façons. J’en fais le tour, je flâne, je fais le tour du lac puis je retourne voir les Ramblas. Je mange en route, là où j’ai pris mon petit déjeuner. Je descends jusqu’au port et remonte par une autre avenue. Je tombe sur un « marché de la Terre », il y a de la musique, des produits bio, vegans, etc. Je commence à être fatiguée et je prends le chemin du retour. Un petit moment à lire tranquillement sur mon lit. Oui, j’aurais adoré pouvoir lire sur le balcon, s’il y avait eu un siège. Les seuls étant les chaises massives de la salle à manger, et le balcon étant déjà occupé en partie par un immense sèche-linge, c’était ma seule option. Le canapé dans le salon ? Heu… Non, merci.

Vers 19h00, je suis repartie manger en ville. J’avais repéré un petit resto près d’un marché très bien achalandé, il était un peu tôt mais grâce à ça, j’ai pu profiter d’une table en terrasse. Je me suis régalée avec leur pain croquant à la tomate surmonté d’une sardine fumée, suivi d’une petite friture, avec un verre de Rioja. Les serveurs étaient attentionnés. C’est souvent que les serveurs, dans les restaurants, sont aux petits soins pour les femmes mangeant seules et c’est bien agréable. Puis, je suis allée m’offrir une grosse glace sur les Ramblas.

Le lendemain matin, c’était Montjuic et sa forteresse. Bien sûr, les horaires étaient faux sur le site internet et j’ai dû attendre 10h pour accéder au funiculaire. Je me suis promenée dans les jardins, admiré la ville qui s’éveillait sous les premiers rayons de soleil, puis j’ai pris place dans la petite bulle qui m’emmenait à la forteresse.

Non, je ne suis pas entrée non plus. Je me suis promenée le long des murailles puis suis redescendue par les jardins jusqu’à la ville. J’ai dû manger quelquepart, je suppose, je ne me souviens plus. J’ai ensuite pris la direction du Park Güell. A la sortie de métro Lesseps, beaucoup de drapeaux catalans aux fenêtres, accompagnés de « si ! ». cette histoire d’indépendance semble être beaucoup plus active dans ce quartier.

J’arrive au Park Güell, je marche, je monte, je descends, je reviens sur mes pas, je m’assieds sur un joli banc et puis je sors et je rentre à l’appartement lire un peu plus du livre que j’ai emmené.

Au soir, je retourne sur les Ramblas. Je tente un autre restaurant, je voudrais quand même manger une paëlla ! Mais il faut 20 minutes d’attente, je me contente d’un burger pas génial. Il est temps de prendre le chemin du retour !

La navette, à nouveau, et cette fois-ci, elle est bondée. Pourtant, il y en a toutes les 5 minutes. L’avion, à nouveau et Lesquin, où un bagage suspect nous empêche d’abord de sortir, puis nous force à descendre et sortir à un autre étage pour aller chercher la navette au rond-point avant l’aéroport. Heureusement qu’il est petit !!!! Il fait gris, il fait du vent, il fait froid. Et nous sommes comme des poireaux, au bord du rond-point, à attendre cette navette bloquée par l’embouteillage que l’alerte a créé. Et finalement, elle est là, et mon train est à l’heure et me voici revenue !!!

Et voilà !

C'est sans commentaires ?

Bien, un blog. Ça s'attrape comment, ce truc-là ? Puisqu'il est fourni avec le site, autant l'utiliser.

Ce blog, donc, n'est pour l'instant, pas ouvert aux commentaires et à cela, deux raisons, la première étant que je ne me suis pas encore penchée sur le module "modération". J'ai mis trois jours pleins à créer ce site et je suis loin d'être une pro donc, pour le reste, on verra plus tard.

La seconde raison, c'est l'attitude des internautes en général. J'ai vu dernièrement, une pub dans le métro Londonien disant "You're all mouse and no trousers", déclinaison du "you're all mouth...", arguant du fait que l'être humain ses ent bien plus fort devant un écran d'ordinateur que face à face. J'en ai fait l'expérience, il y a quelque temps, en commentant un article de journal. Les retours hargneux, moqueurs, méprisants que je reçus m'estomaquèrent. Je n'avais fait que poser une simple question. Tentant néanmoins d'entamer le débat, les réponses fumeuses, concernant notamment, ô humour, la tolérance, se tarirent rapidement. Je n'ai pas envie de passer mon temps à jouer les gendarmes, si tant est que mes propos intéressent quiconque.

Et puis, cachée derrière ces deux raisons, celle que, simplement, je n'ai pas envie d'ouvrir de débat pour l'instant. On verra à l'usage !

Voilà.

Bonjour, aujourd'hui, c'est dimanche.

Blog flaque station essence

Ouverture de mon site

Bon, "créer site internet", ça, c'est fait, et "ce qui est fait n'est plus à faire", quoi que "cent fois sur le métier remettez votre ouvrage".

Alors... me revoici sur internet.

A bientôt !