Présentation

Comment j'en suis arrivée là

Si j’étais venue sur terre espérant voir les beautés du monde, ça démarrait mal. Née dans une petite ville dotée d’une magnifique usine pétrochimique qui lui permettra d’avoir l’insigne honneur, plus tard, d’être classée Seveso, j’habitais la région des mines du nord de la France. Même si, plus tard, je suis allée faire mes études secondaires à Arras, une ville à l’architecture propice à la rêverie et à l’émerveillement, le manque de lumière et de couleurs me fit partir très vite vers de nouveaux horizons.

J’aimais chanter, j’aimais danser. Mais à 13 ans, un accident de la circulation provoqua la paralysie d’une corde vocale, m’empêchant de même de respirer comme tout un chacun. Exit le chant et la danse.

Je partis visiter le monde. Je cherchais la danse de la lumière, le chant des couleurs… J’ai visité la Grèce et me suis nourrie du blanc lumineux des maisons, du bleu de la mer ; traversé le Sahara aux courbes féminines et à la lumière impitoyable ; plongé dans l’Inde comme dans le ventre d’une mère tant elle est généreuse de lumière, de couleurs, d’odeurs et de bruits singuliers.

Il a fallu bien longtemps avant que je ne me dise artiste.

J’étais à Londres au début des années 90, par le hasard d’une rencontre. J’avais été encensée par mes amis Français pour la façon dont je parlais Anglais. La vérité était toute autre. Ma traversée du désert commençait.

J’aime la scène, je pris des cours de théâtre. J’avais besoin d’acquérir l’Anglais que je croyais posséder et le théâtre me paraissait idéal. Je revins même quelques années plus tard pour jouer dans une pièce montée par mes amis d’Aldebaran Theatre Cie, une tragédie grecque.

Revenue en France, je tentais la création d’affiches via une formation en infographie puis travaillais pour un photographe, Christophe Bailleul, qui me fit lever le nez de mes chaussures lorsque j’arpentais les rues d’Arras afin de redécouvrir les beautés architecturales de notre ville.

Licenciée économique, je fis différents jobs qui m’apportèrent une relative sécurité financière jusqu’à ce que je remette tout en jeu, en 2011.

Je n’étais pas satisfaite de ma vie. Point final. « Peut mieux faire », comme à l’école.

Alors, j’ai recommencé.

Peu à peu, je me suis libérée dans mes photos, j’ai pris de l’assurance. J’ai commencé à exposer. Je fais aujourd’hui partie de l’Arras Caméra Club, avec qui j’expose régulièrement, de même avec le Collectif FoToTèm.

Puis, il y a quelque temps, un ami peintre, Alain Steux, m’a demandé de travailler sur de petites toiles, le sujet en étant Arras. Prenant la toile dans tous les sens, ce qui ne faisait pas grand-chose à la perspective, puisque la toile était carrée et pensant « photographie », j’ai finalement trouvé une alternative, collant la photographie sur la toile et l’ »interprétant », leur faisant délivrer un message « cultiver la bonté », « Osez buller » ou « Faire rire », à partir des expressions de visages sculptés ornant le beffroi.

Si ces peintures sont légères et même humoristiques, pour certaines, je traite aussi de sujets plus sombres. L’oppression, la torture, l’emprisonnement, la dépression, des situations bien présentes dans la vie courante.

Article Voix du Nord du 20 septembre 2014
Observateur de l'Arrageois du 4 juin 2014

Premier participation au concours de l'Académie des Sciences, lettres et Arts d'Arras. Médaille de bronze du jury.

Tulipe après l'averse
Diplôme Concours Académie d'Arras 2014

Deuxième participation au concours de l'Académie des Sciences, Lettres et Arts d'Arras. Médaille d'argent.

Ladybug's nirvana
Diplôme Concours Académie d'Arras 2016

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